
vie professionnelle
La sclérose en plaques peut avoir des incidences sur votre vie professionnelle
Chaque situation est différente et certaines personnes pourront continuer à exercer pleinement leur emploi, avec ou sans aménagements. Cela dépend de votre poste, des conditions dans lesquelles le travail est réalisé et de l’évolution de la maladie, très variable d’un patient à l’autre.
Faut-il parler de la SEP au travail ?
Il n’y a pas de règle ni d’obligation légale à déclarer ses problèmes de santé à son employeur. C’est au salarié de juger si cela peut être nécessaire ou, au contraire, si cela risque de lui porter préjudice. De même, lors de l’entretien d’embauche, il n’y a aucune obligation de mentionner sa maladie.
Même s’il n’y a pas d’obligation légale, révéler sa maladie à son employeur peut être judicieux afin de favoriser une relation de confiance et de faciliter ainsi les aménagements nécessaires.
Le salarié peut décider de n’en parler qu’au médecin du travail, qui est tenu au secret professionnel et pourra ainsi demander les adaptations de poste nécessaires sans faire mention de la nature de ses problèmes de santé.
La reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH)
La reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) donne accès à certains droits spécifiques visant à favoriser l’insertion professionnelle et/ou le maintien dans l’emploi de son bénéficiaire.
Elle permet ainsi la mise en place :
- d’aides techniques et/ou financières de l’Agefiph (secteur privé) ou du FIPHFP (fonction publique) pour compenser les difficultés physiques,
- de financements de formations (en complément du droit commun) et/ou d’accès à des bilans de formation
- d’aménagements spécifiques : temps et horaires de travail, télétravail, achat de matériel adapté, etc.
- d’une protection renforcée en cas de licenciement
- de droits à la retraite anticipée, dès 55 ans (sous conditions)
https://youtu.be/zHS_mkHTHgw?si=9jkWwL_UGbzPxbGo
Obtenir une RQTH pour une SEP
La sclérose en plaques fait partie des pathologies permettant de prétendre à une RQTH, lorsque la pathologie a un impact dans la vie professionnelle. Le seul diagnostic ne sufft pas à l’obtenir.
Cette demande de reconnaissance s’effectue auprès de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) et est attribuée pour une durée d’un à dix ans ou sans limite de durée (selon décision de la MDPH). En cas de renouvellement, il faut faire la demande au moins quatre mois avant sa date d’échéance.
Important à savoir : même si vous faites une demande de RQTH, il n’y a aucune obligation à l’utiliser immédiatement ! Vous pouvez donc y recourir seulement lorsque vous en aurez besoin.
Faire une demande : Vous pouvez faire une demande en ligne : https://mdphenligne.cnsa.fr/
Ou par voie postale à envoyer, selon votre lieu de résidence :
- MDPH site Strasbourg
6A, rue du Verdon – 67 100 Strasbourg 03 69 49 39 00 (taper 1)
- MDPH site Colmar
125B, avenue d'Alsace BP 20351 – 68 006 Colmar Cedex 03 69 49 39 00 (taper 2)
- MDPH - site Mulhouse
51A, rue d'Agen – BP 20351 – 68 006 Colmar Cedex
03 69 49 39 00 (taper 2)
Différence entre inaptitude, incapacité et invalidité
- Inaptitude : c’est l’impossibilité pour un salarié d’occuper son poste de travail en raison de son état de santé. Aucune mesure d’aménagement ou d’adaptation n’est possible.
- Incapacité : elle désigne l’impossibilité de travailler ou d’effectuer certaines tâches de son emploi à la suite d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle. Elle peut être temporaire ou permanente.
- Invalidité
: elle est déclarée par le médecin-conseil de la caisse d’assurance maladie lorsque la capacité de travail du salarié est réduite d’au moins deux tiers. Elle est à différencier de l’incapacité car elle n’est pas d’origine professionnelle.
Les différents intervenants et organismes favorisant le maintien dans l’emploi
Les ressources humaines : Les ressources humaines (RH) jouent un rôle primordial dans l’intégration du handicap au sein des entreprises. Elles sont garantes de la définition et de la mise en œuvre d’une politique handicap structurée, de la sensibilisation et de l’accompagnement des personnes en situation de handicap.
Le médecin du travail : Obligatoire dans toutes les entreprises et administrations, indépendant de l’employeur et soumis au secret médical, il est l’interlocuteur privilégié du salarié ou de l’agent. Il va l’accompagner tout au long de sa vie professionnelle (maintien de l’emploi, démarches administratives, aménagements du poste de travail…).
Le référent handicap : Il est obligatoire dans les administrations et entreprises de plus de 250 salariés. C’est une personne ressource qui va faciliter la mise en œuvre de la politique du handicap dans la structure de travail. Il fait le lien avec la hiérarchie et les représentants du personnel. Formé, il peut vous orienter, vous accompagner et vous informer sur vos droits.
L’assistant social : parfois présent en entreprise ou via la CPAM/MSA, l’assistant social peut vous aider à mobiliser les bons dispositifs, en fonction de votre situation.
L’AGEFIPH (L’Association pour la gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées du secteur privé) ou le FIPHFP (Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique), leurs missions sont identiques :
- aider les personnes dans leur parcours professionnel
- aider les employeurs à créer un environnement favorable aux personnes en situation de handicap
- financer les aménagements de poste (aides techniques ou financières)
https://www.fiphfp.fr/nos-regions/grand-est
Cap emploi : pilotés et financés par l’État, l’Agefiph et le FIPHFP, les 98 organismes Cap emploi proposent un suivi personnalisé, de proximité et gratuit du travailleur handicapé tout au long de son parcours professionnel
https://www.capemploi68-67.com/fr/152285003922439-accueil-.html
CARSAT : les caisses régionales d’assurance retraite et de la santé au travail ainsi que les agences régionales pour l’amélioration des conditions de travail (ARACT) peuvent également participer à l’aménagement des postes de travail des personnes handicapées. C’est l’employeur et le médecin du travail qui font le lien avec ces organismes.
Retraite du salarié Handicapé
Si vous êtes en situation de handicap, des dispositifs peuvent vous permettent de partir à la retraite dans des conditions particulières qui tiennent compte de votre handicap
https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F16337



