Evolution - Pronostic

Dans la majorité des cas (85%), la SEP évolue d’emblée par poussées (forme rémittente). Celles-ci se définissent comme l’apparition de nouveaux signes neurologiques ou l’aggravation de signes préexistants pendant plus de 24 heures à distance d’un épisode fébrile.

Les poussées s’installent en général en quelques heures à quelques jours et elles se répètent en moyenne une fois tous les 18 mois. Le plus souvent, au début de la maladie, les poussées régressent puis au bout de quelques années, elles peuvent laisser des séquelles ce qui explique l’apparition possible d’un handicap résiduel. Certains patients après 15, 20 ans ou plus d’évolution, présenteront une forme progressive de la maladie définie comme une aggravation progressive continue de l’état neurologique pendant au moins 6 mois (forme secondairement progressive). Des poussées peuvent encore survenir à ce stade mais elles sont souvent moins nettes. Pendant cette période, certains patients auront une progression très modérée de la maladie.

Chez 15% des malades et surtout ceux débutant la maladie après 40 ans, la SEP est d’emblée progressive avec une expression clinique avant tout médullaire (forme primitivement progressive).

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Le pronostic est imprévisible pour un individu donné. La survie n’est pas affectée, c’est la qualité de vie qui est diminuée. Des formes dites « bénignes » définies comme une absence de gène à la marche après 15 à 20 ans d’évolution concernent 20 à 25% des malades.

Peu de facteurs cliniques prédictifs d’évolution ont pu être mis en évidence. L’âge de début jeune, l’évolution par poussées et un long délai entre les deux premières poussées semblent plutôt de meilleur pronostic. A l’opposé, les SEP débutant après 40 ans plutôt de type primitivement progressive avec une atteinte motrice initiale sont de moins bon pronostic. Cependant ces données issues de statistiques à grande échelle ne se vérifient pas toujours à l’échelle d’un patient.

Les examens paracliniques (IRM, analyse du LCR) ont une mauvaise valeur prédictive pronostique et leur répétition après le diagnostic n’est le plus souvent pas utile en pratique courante. 

 

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