Clinique

Les manifestations cliniques initiales sont variées, parfois isolées (60%), parfois multiples (40%).

Les signes moteurs sont révélateurs de la maladie dans 30% des cas. Il s’agit le plus souvent d’une gêne à type de lourdeur d’un membre (le plus souvent une jambe), d’une fatigabilité à l’effort.

La neuropathie optique rétrobulbaire révèle la maladie dans un tiers des cas. Elle se traduit par une baisse de la vision sur quelques heures ou quelques jours sous la forme d’un voile gris. Elle est habituellement unilatérale. Elle s’accompagne fréquemment  d’une douleur périorbitaire, dans 80% des cas, favorisée par la mobilisation des yeux.

Une difficulté pour différencier les couleurs (rouge et vert)  est souvent retrouvée. Le fond d’œil est normal au début, mais dans 10% des cas il est  le siège d’un œdème papillaire. Une décoloration de la papille est observée dans les semaines qui suivent l’épisode aigu. La récupération de la fonction visuelle est complète dans 80% des cas en 6 mois. Après récupération, il peut survenir à l’effort ou lors de l’augmentation de la température corporelle, une baisse transitoire de quelques minutes de l’acuité visuelle (phénomène d’Uhthoff).

Les troubles sensitifs sont les premières manifestations de la maladie dans 20% des cas. Ils correspondent à des picotements, des fourmillements, une diminution de la sensibilité ou même une anesthésie, des douleurs, des décharges, des sensations de striction ou d’étau, de ruissellement, de chaud, de froid. Leur localisation est soit bien systématisée, soit suspendue ou en tâche. Des troubles de l’équilibre à la marche peuvent être secondaires à une atteinte de la sensibilité profonde. Les mouvements de la nuque peuvent entraîner des décharges dans le rachis et les membres inférieurs ou dans les quatre membres,  (signe de Lhermitte) caractéristique mais non spécifique de la SEP. Il correspond souvent à une inflammation de la moelle épinière.

La révélation de la SEP par atteinte des nerfs crâniens est plus rare (10%). Une vision double (diplopie) peut être observée de même qu’une paralysie faciale ou qu’un trouble sensitif de l’hémiface.

L’atteinte du cervelet (troubles d’équilibre) est rare au début de la maladie, révélatrice de la SEP dans seulement 5% des cas. Elle s’exprime par une démarche ébrieuse, des difficultés dans la coordination des mouvements ou une modification de la voix qui devient «scandée».

Les troubles sphinctériens (problèmes urinaires, digestifs ou sexuels) sont exceptionnellement révélateurs de la maladie (<5%).

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Les troubles cognitifs comme des difficultés de concentration, des troubles de mémoire peuvent être observés dans la SEP. Le caractère et le comportement peuvent également être atteints avec tantôt une euphorie tantôt un syndrome dépressif.

La fatigue est un symptôme très fréquent de la maladie, souvent  dès son début et même en dehors des poussées, altérant grandement la qualité de vie.

Des douleurs sont fréquemment rencontrées. Elles sont aiguës ou chroniques, à type de fourmillements, de broiements ou de décharges.

 
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Conclusion